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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 00:08

 

Mais au cours de la dernière séance, DALBIS fit des révélations sur les auteurs et leurs complices de cet assassinat. Ces révélations lui valurent un peu plus tard, une commutation de peine.

A la suite de ces révélations successives savamment distillées de procès en procès, 51 personnes comparurent devant la cour d'assises du Tarn lors de 7 procès au cours des 4 années suivantes.

2ème procès, en février 1835 : un accusé est condamné aux travaux forcés à perpétuité, un autre sera acquitté.

3ème procès, en août 1835 : un accusé est condamné à mort, deux autres sont condamnés respectivement à 10 et 15 ans de travaux forcés.

4ème procès, en décembre 1835 : 4 accusés sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, un autre le sera à 15 ans de travaux forcés et 2 autres seront acquittés.

5ème procès, août 1836 : 5 accusés sont condamnés à 15 ans de travaux forcés, 4 à 5 ans de prison, 3 à 4 ans de prison et 2 autres à 3 ans de prison; 2 acquittements.

6ème procès, mars avril 1837 : 1 accusé est condamné aux travaux forcés à perpétuité, 1 à 15 ans de travaux forcés, 2 femmes sont condamnées respectivement à 10 ans de travaux forcés et à 10 ans de réclusion. D'autres accusés sont condamnés à 10, 8 et 6 ans de réclusion et 5 ans de prison. 2 acquittements.

7ème procès, mars 1839 : une femme est condamnée à 4 ans de prison.

Au cours des 7 sessions d'assises, il fut donc prononcé :
- 4 condamnations à mort. 3 furent effectives, celle de DALBIS ayant été commuée en celle des travaux forcés à perpétuité en "remerciement" de ses révélations;
- 6 condamnations aux travaux forcés à perpétuité;
- 13 condamnations à des peines de travaux forcés;
- 6 condamnations à la réclusion;
- 14 condamnations à des peines de prison;
- 5 acquittements.

2 des condamnations à mort eurent lieu à Gaillac à l'emplacement actuel du calvaire, le 16 février 1835.

 

Ce DALBIS était dit-on d'une rare intelligence, et chose rare, il savait lire et écrire. Il avait reçu des rudiments d'instruction dans les maisons de correction où il avait passé sa jeunesse. Condamné à mort lors du premier procès, sa peine fut  commuée en travaux forcés à perpétuité le 23 février 1835. Voyant sa vie sauve, et pour faire adoucir encore sa peine, il se porta à chaque moment favorable, dénonciateur de ses complices avec une habilité qui fait de lui un modèle du genre.
Dans son cachot, il détenait certains éléments de la procédure. Il disposait d'une large provision de papier à écrire, se préparant à de nouvelles révélations, révisant son système d'accusations, les combinant, se faisant à lui-même des objections pour y répondre.
Accusateur quasi public, il soignait ses entrées devant le tribunal : mise recherchée, casquette de velours, cravate de soie, souliers cirés, tout un luxe de breloques au cou, mains gantées bleu ciel, montre gousset.
Suivant les nécessités de l'instruction, on le transportait de Gaillac à Albi et vice-versa. Partout, on l'attendait sur son passage comme s'il était un grand artiste; et il l'était pour ménager et graduer les effets de ses révélations avec un réel talent. Dans chaque agglomération, il était attendu, fêté ou redouté. De tous côtés, mais pour des raisons contraires, on avait intérêt à ce qu'il parle ou se taise.
Ses complices eux-mêmes, tant qu'ils furent en liberté, lui envoyaient pour ne pas être dénoncés, ce que DALBIS appelait sa pension. Et quand ils manquaient de la payer, il les y rappeler. En prison on lui faisait passer de l'argent et des friandises.

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Published by magic stella
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